Le Compagnon à Emmaüs, vu par un Compagnon

« Je ne peux rien te donner, je n’ai rien. Mais toi qui as tout perdu, tu peux m’aider à aider les autres»

C’est avec ces paroles que l’Abbé Pierre a sauvé du désespoir Georges Legay qui est devenu le premier compagnon.

Neuilly-Plaisance est justement la première Communauté créée en 1949.

On devient Compagnon parce qu’on a besoin d’aide et de soutien. Aussi de sécurité, c’est le cas des sans-papiers. Le Compagnon est accueilli sans condition, sans distinction de race, de religion, d’âge. Il peut rester Compagnon quelques mois ou plusieurs années, même à vie. Mais il doit être acteur de sa reconstruction : en échange d’un toit, de repas, d’une allocation communautaire, d’un suivi social, il se doit de respecter les règles de la vie communautaire et se mettre au service de la communauté en travaillant selon ses capacités. C’est ce qui donne du sens à la solidarité, ce n’est pas un assisté.

On est ni salarié ni bénévole, on est compagnon, fier de l’être et chacun se doit de nous respecter.

Article écrit par Mohammed Admi, Compagnon à Neuilly Emmaüs Avenir depuis   2013.

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